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Élections présidentielles 2017

Hachette BnF vous accompagne dans cette période électorale en vous ramenant aux origines de la présidence et des élections françaises, lorsque la République était nouvelle et instable.

 

“Ce que nous vous proposons, [...] qu’est-ce autre chose que le peuple tout entier, sacrant, non pas son président, je vous le répète et ne vous y trompez pas, sacrant sa constitution républicaine toute entière.” - Extrait du Discours de M. de Lamartine sur la nomination du Président de la République.

 

Qui mieux que Alphonse de Lamartine connaît l’importance du vote républicain ? En 1848, alors qu’il est lui-même candidat sous la  Deuxième République, il évoque devant l’Assemblée Nationale son inquiétude de voir le suffrage universel aboutir à l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte, et donc à la disparition de la République entre les mains “de la réminiscence d’empire”.Il se prononce néanmoins en faveur d’une élection par le peuple plutôt que par l'Assemblée.


En 1848, le rôle du Président et les limites de son pouvoir sont encore à définir. Dans Du Président de la République française, Albert Chantelauze lui accorde l’indépendance, la stabilité et la puissance, mais pas la domination, la perpétuité ni l’oppression : “dans la limites de ses attributions, la loi et la nation le soutiennent, il est fort ; dès qu’il en sort, elles l’abandonnent, il se retrouve réduit à lui-même, il est faible.”

 

La Troisième République offre une perspective de stabilité au régime républicain. En 1889, Eugène Bertol-Graivil publie Les Voyages présidentiels illustrés : voyage de M. Carnot, président de la République pour mieux souligner la “chimère du gouvernement impersonnel” ; le Président s’en va désormais à la rencontre des Français.

 

Sadi Carnot est acclamé tout le long de sa route ? L’auteur en est sûr : loin des “utopistes qui s’attardent à la folie de la suppression de la présidence de la République”, des “partisans des régimes de la monarchie et de l’empire”, la raison publique est acquise “loyalement à l’homme modeste qui est, en France, le premier serviteur de la loi”.

 

 

Monsieur Carnot dans le Pas de Calais, deuxième journée : défilé des sociétés minières

 

Discours de M. de Lamartine sur la nomination du président de la République
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Discours de M. de Lamartine, prononcé au banquet donné à Mâcon, le 7 juin 1843
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Du Président de la République française
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