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Jean Jaurès
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Histoire
La mort de Jean Jaurès

Le 31 juillet 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale, Jean Jaurès, journaliste et homme politique socialiste et pacifiste, est assassiné...

 

Il est 21H40, ce 31 juillet 1914. Jean Jaurès dîne au « Café du Croissant », à Paris, au coin de la rue Montmartre et de la rue du Croissant, près des Grands Boulevards. Sur le trottoir, un homme écarte le rideau du bistrot parisien, sort un revolver et  porte l’estocade sur Jean Jaurès.

Le tueur Raoul Villain, militant nationaliste de 29 ans, membre de la Ligue des Jeunes amis de l’Alsace-Lorraine, est rapidement appréhendé et emprisonnée. Pour lui, Jean Jaurès le pacifiste internationaliste cherchant à empêcher la guerre est un «traître» et il doit être «puni ». L’assassinat de Jean Jaurès provoque une émotion considérable. Toutefois, survenu dans un contexte déjà mouvementée, elle sera rapidement occultée par la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France le 3 août 1914, qui va faire basculer la gauche pacifiste française dans une « union sacrée patriotique » face à l’agresseur allemand. Acculée, la France décrète la mobilisation nationale en dépit des actions menées par le défunt Jaurès.

 

Jaurès : artisan de la paix

 

Jean Jaurès s’était dépensé sans compter pour tenter d’empêcher cette guerre qui semble inéluctable.

 

Suite à l’attentat de Sarajevo, Jaurès mesurant le chaos annoncé, tente de mobiliser l’internationale socialiste dans l’optique d’haranguer les foules et de promouvoir le pacifisme : « Il n'y a plus qu'une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c'est que le prolétariat rassemble toutes ses forces [pour écarter] l'horrible cauchemar», lance-t-il le 25 juillet à Lyon. Les manifestations pacifistes se multiplient les jours suivants en Europe, comme en France.

 

Le vendredi 31 juillet, quelques heures avant sa mort et alors que la Russie vient de mobiliser, raconte un autre historien français, Jean-Yves Le Naour, Jean Jaurès découvre que « jamais Paris n'a déconseillé la manière forte à Saint-Pétersbourg ». Furieux, il apostrophe le ministre de l'Intérieur, Louis-Jean Malvy, à la Chambre des députés : « La France est-elle la vassale de la Russie ? ». « Il faut négocier encore !, ajoute-t-il. La France de la République entraînée par les moujiks contre l'Allemagne de la Réforme, vous allez permettre ça? ».

 

Ce même jour, alors qu’il s'apprête justement à rédiger un article pour son journal, L'Humanité, en faveur de la paix, avec l'espoir de stopper la marche entamée vers un conflit mondial, son dos est transpercé de deux balles, il décèdera des suites de ses blessures.

En 1924, il fait son entré au Panthéon, haut-lieu où reposent pour l’éternité les personnalités qui ont profondément marquées l’Histoire de France.

 

Hachette BnF célèbre l’homme politique et l’humaniste  en vous proposant de relire les discours qui ont marqué le socialisme français.

 

 

Dans cette sélections, retrouver, entre autres, les écrits de ce héraut des valeurs républicaines à travers ces ouvrages emblématiques : Patriotisme et internationalisme : discours prononcé en 1895 par Jean Jaurès et précédé du manifeste du conseil et Action socialiste rédigé en 1899 où Jaurès expose sa vision du socialisme.

 

Patriotisme et internationalisme : discours de Jean Jaurès, précédé du manifeste du conseil
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Jean Jaurès et la défense nationale : discours sur la loi de 3 ans prononcé à la Chambre des Députés
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