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Rentrée scolaire
Punitions, souvenirs et rêveries du XIXe

En cette rentrée 2017, Hachette BnF vous propose de découvrir les témoignages et réflexions de ceux qui ont arpenté les salles des écoles d’autrefois.

 

1890, le Petit Traité des Punitions et des Récompenses : à l’Usage des Maîtres et des Parents offre un tour d’horizon des “châtiments et des récompenses scolaires chez les divers peuples, aux diverses époques”. Félix Hément, inspecteur général honoraire de l’Instruction publique, entend ainsi mieux introduire l’adoucissement des règlements qui s’effectue alors à la suite du constat - déjà à la fin du XIXe siècle - de “l’excès de travail imposé à nos écoliers de tout ordre et par suite duquel ils se trouvaient, comme on dit, surmenés.”

 

Dans la préface de l’ouvrage, Ernest Legouvé réunit “quelques petits faits” qui lui ont fourni son expérience personnelle en matière d’éducation. A propos du célèbre axiome qui prétend que “qui aime bien châtie bien”, il s’insurge : “c’est monstrueux. Bien aimer, c’est bien élever, et bien élever c’est corriger, c’est réprimer, c’est contenir, c’est prévenir ; c’est punir, ce n’est pas châtier. La châtiment corporel a bien plus pour objet de satisfaire la colère de celui qui l’applique que de corriger le défaut de celui qui la subit.”

 

Mais puisque l’école n’est pas qu’éducation, les Essais Poétiques d’un Écolier parus en 1832 permettent de s’évader un instant de la salle de classe avec la pensée de H.-Charles Laurent, élève au collège Louis-le-Grand. Appuyé sur sa “table usée et noircie où maint prédécesseur s’est assis”, le jeune auteur fait part de ses rêveries de collégien portées par “une vive passion pour la poésie”.

 

Pour Louis Ulbach, le pupitre du lycée devient le support de ses mémoires commencés à tout juste 18 ans, et qu’il dédicace au moment de leur publication à son ami Alexandre Dumas fils. Parents-Coupables, Mémoires d’un Lycéen, écrit “sur un cahier ordinaire” pendant l’étude du matin ou du soir, plonge le lecteur dans l’univers des salles de classe. Ulbach insiste, il souhaite écrire une confession sincère dans ses moindres détails : “Je ne dirai pas tout, comme Jean-Jacques Rousseau : le collège a aussi ses vilenies : mais je défie qu’on me surprenne à déguiser la vérité de ce que je dirai.”

 

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