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500 ans de la mort de Léonard de Vinci, homme d’esprit universel

« Tous ceux qui cultivent les talents de l’esprit s’efforcent alors d’aplanir la route du progrès ; les hommes de génie embrassent à la fois toutes les branches de la science et de l’art, parcourent toutes les voies que l’intelligence humaine a ouvertes, et s’y égarent quelquefois. Léonard de Vinci est un de ces derniers. »

 

Léonard de Vinci par Frédéric Koenig

 

Que peut-on dire de Léonard de Vinci qui n’a pas déjà été évoqué ? Ce dernier, né près de Florence dans la petite ville de Vinci, le 15 avril 1452, possède une réputation de polymathe, de touche-à-tout de génie.

 

« Artiste, dès sa première œuvre il attire tous les regards, éveille l’attente de ses rivaux et, s’il faut en croire la légende, décourage son maître... »

 

Léonard de Vinci, l'artiste et le savant : 1452-1519

 

Toujours adolescent, de Vinci devient apprenti dans un atelier d’art florentin. De son maître Andrea del Verrocchio, le jeune homme apprend une variété de méthodes artistiques et il se distingue par son talent prodigieux. C’est en 1478 qu’il quitte l’atelier pour devenir maître-peintre indépendant.

 

Au fil des années, il travaille sur une pléthore de projets artistiques et architecturaux, notamment l’étude pour le dôme de la cathédrale de Milan à la fin des années 1480. Il consacre quatre années à l’achèvement de la fameuse peinture La Cène en 1498. Ses talents sont convoités dans plusieurs régions d’Italie et par les plus fameux mécènes de la Renaissance, y compris les Médicis de Florence, les Borgia de Rome et les Vénitiens.

 

« Nous devons saluer en Léonard de Vinci le premier anatomiste qui ait cherché dans le cadavre, non seulement la connaissance des viscères profonds de l’abdomen et du thorax, mais encore et surtout l'interprétation anatomique des formes qu’indique le modèle vivant et agissant...»

 

Anatomie des maîtres

 

Archétype de l’Homo Universalis de la Renaissance, il serait réducteur de se limiter à ses compétences artistiques, et son corollaire anatomique qui ne forme que la partie d’un tout intellectuel. Lorsque Léonard de Vinci cherche à se mettre sous la protection d’un grand prince italien, il met également en avant ses compétences dans le domaine de l’ingénierie civile et militaire, et dans l’organisation de fêtes somptueuses mêlant décors éphémères, machineries complexes et pyrotechnie. C’est ainsi qu’avant d’être repéré par François Ier comme trophée de ses campagnes italiennes, de Vinci se met au service de grands princes de la Renaissance italienne, des Sforza de Milan jusqu’à Julien de Médicis, son dernier employeur italien.

 

Après la mort de ce dernier en 1516, de Vinci accepte l’invitation d’un François Ier soucieux de s’affirmer comme le plus grand prince humaniste. C’est donc âgé de plus de 60 ans, au faîte de sa gloire, que Léonard de Vinci part pour le royaume de France, où il meurt, le 2 mai 1519, au château du Clos Lucé à Amboise.

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