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Culture
Le mystère de la vie et de la mort de Mata Hari

Condamnée à mort pour intelligence avec l’ennemi en temps de guerre après un procès sommaire qui la désigne comme l'agent allemand "H-21", Mata Hari est fusillée à Vincennes le 15 octobre 1917. Elle emporte avec elle grand nombre de ses mystères.

Enrique Gómez Carrillo, critique littéraire, journaliste, écrivain et diplomate guatémaltèque lui consacre le livre Le mystère de la vie et de la mort de Mata Hari (Édition 1925).

 

« Par contre le monde entier s’intéresse à Mata Hari ; Mata Hari devient peu à peu un symbole ; Mata Hari est l’objet d’un culte. Pourquoi ? Probablement à cause du mystère de sa vie et de sa mort »

 

Mata-Hari (« œil du jour » en malais), est née Margaretha Geertruida à Leeuwarden, aux Pays-Bas en 1876. Après avoir vécu quelque temps avec son mari et leurs deux enfants à Java, elle retourne en Europe où elle devient danseuse exotique et courtisane.

 

« […] vers la fin d’octobre 1903, la malheureuse épouse du major Mac Leod, la pauvre héritière de monsieur Zelle cesse d’être la triste Marguerite-Gertrude humiliée, tyrannisée, cravachée, pour se transformer en l’étrange Mata Hari appelée à enthousiasmer le monde par ses danses exotiques avant de l’émouvoir par la tragédie de sa mort »

 

Égérie de la Belle Epoque, elle se produit sur de nombreuses scènes parisiennes, telle l’Olympia, ainsi qu’internationales, notamment à Berlin où elle rencontrera celui qui fut son amant ainsi qu’une charge supplémentaire à son encontre lors de son procès (Alfred Kiepert). Les hommes tiendront un rôle décisif dans sa vie : de l’interruption de sa carrière d’institutrice à cause d’une liaison avec le directeur de l’établissement, à son rôle d’espionne.

 

« Il doit y avoir quelque chose d’infernal, de mystérieux, de magique, en effet, dans les lèvres de la bayadère, pour qu’elle arrive ainsi à ensorceler littéralement ceux qui l’approchent »

 

« […] grâce à sa beauté, elle convertissait les guerriers les plus téméraires en pantins prostrés qui, sans même s’en rendre compte, lui livraient des lambeaux de leur patrie »

 

Ce livre retrace le destin incroyable de cette femme que « ses amants, même ayant été victimes de ses intimes perfidies, sont forcés de reconnaitre qu’elle était une femme franche, noble, de caractère brusque, d’humeur variable mais toujours capable de tendresse et d’affection. »

Le mystère de la vie et de la mort de Mata Hari
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