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Nouveauté
Liberté de la presse

En démocratie, la liberté de la presse est l’un des principes de liberté fondamentaux, garantissant à chacun de pouvoir exprimer ses opinions sans entraves tant qu’elles ne nuisent pas à autrui. Elle est ratifiée pour la première fois dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789, mais Charles Nodier fait remonter ce principe à des époques plus reculées : « Il y a de très honnêtes gens qui se persuadent que la liberté de la presse est une des conquêtes de la révolution ; hommes candides, sincères, estimables, qui croient tout ce qu’on leur dit sur la foi de la tribune et de la presse, et auxquels il ne manque pour juger sainement des choses, que d’avoir lu ou de savoir lire. [...] La presse ne subit de répression réelle en France que sous le règne de Louis XIV ; et il est difficile de déterminer si la stupeur qui la saisit tout à coup résulta de l'action vigoureuse du pouvoir ou d’un amendement spontané des esprits. [...] Jusqu’aux premières années du règne réel de Louis XIV majeur, la presse étoit plus libre à Paris qu’elle ne l’a jamais été et ne le sera jamais nulle part. ». Ce droit à l’expression a souvent été remis en cause, notamment par des régimes autocratiques.

Agricol-Hippolyte de Lapierre de Châteauneuf, en 1814, évoque la censure de la presse sous Napoléon Ier : « Le mot de liberté, non pas cette liberté sauvage que nous avons vu armée de piques et de sanglants décrets, mais cette divinité des coeurs nobles, que les Anglais adorent chez eux, que tout Français peut invoquer sous le meilleur des Rois ; voilà ce qui était redouté du tyran et rayé par les censeurs. Chaque mois, chaque jour apportait une preuve nouvelle de la crainte que l’indépendance de l’esprit cause à la force qui opprime, de la sottise des visirs de la pensée et de la dégradation des Français. ».

Un peu plus tard, lors de la Restauration, François-René de Chateaubriand exprime lui aussi son hostilité à la censure :  « Aujourd’hui, existe-t-il une seule des raisons qui servirent au maintien de la censure, dans les premières années de la restauration ? Toutes les lois de répression sont faites. Habitués à la liberté de la presse, familiarisés même avec ses écarts, nous avons traité de ses principes sous tous les rapports et dans toutes les formes ; nous connoissons ses affinités avec le gouvernement représentatif. Nous savons quel est le prix et la consolation de tous les sacrifices ; nous savons qu’excepté l’honneur, elle remplace tout chez un peuple : nous l’ôter à présent c’est nous enlever une possession prescrite, c’est arrêter violemment le cours de nos idées, le mouvement de nos moeurs. »

De la liberté de la presse avant Louis XIV
De la liberté de la presse...
De la Liberté de la presse sous le gouvernement du général Buonaparte
De la Liberté de la presse sous...