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5 mai 1821 : ”Bonaparte n’est plus!”

5 mai 1821 - Mort de Napoléon : “Et après lui on entendit un grand bruit : c'était la pierre de Sainte-Hélène qui venait de tomber sur l'ancien monde. Aussitôt parut dans le ciel l'astre glacial de la raison, et ses rayons, pareils à ceux de la froide déesse des nuits, versant de la lumière sans chaleur, enveloppèrent le monde d'un suaire livide.” Voici les lignes qu’inspira la disparition de l’exilé à Alfred de Musset dans La confession d’un enfant du siècle. A l’approche de ce bicentenaire, Hachette-BnF vous propose 5 ouvrages qui jalonnent cette séquence de l’histoire de France.

 

Souvenirs d’un vieux grognard retranscrit les mémoires de l’auteur, Jean-Roch Coignet, officier de celui qui est alors “empereur des Français”. Le militaire, dans les rangs de l’armée qui traverse l’Europe, écrit à propos d’Austerlitz : “Nous étions là vingt-cinq mille bonnets à poil (la Garde et les grenadiers réunis d'Oudinot), et des gaillards, qui avaient soif de gloire autant que leur grand capitaine. Qu'on se figure l'aspect d'une pareille colonne s'ébranlant tout à coup, et l'Empereur au milieu !”

 

En 1888, l’érudit Roger Peyre, dans son Napoléon Ier et son temps. Histoire militaire, gouvernement intérieur, lettres, sciences et arts aborde les aspects politiques, institutionnels, militaires, littéraires et scientifiques de l'épisode napoléonien. En 1907, Frédéric Masson, historien et grand collectionneur, publie dans Napoléon dans sa jeunesse, 1769-1793 une large quantité d’archives rares, correspondances, actes, décrets. La lettre à Pascal Paoli, modèle politique de ses premières années, est une source rare de cette période de l’existence de Bonaparte : “Je naquis quand la patrie périssait. 30 000 Français, vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans des flots de sang, tel fut le spectacle odieux qui vint le premier frapper mes regards.”

 

Faux littéraires, pastiches, autorat controversé, la création littéraire qui entoure le sujet napoléonien a parfois des origines assez floues. Les confessions de l'empereur Napoléon : petit mémorial écrit de sa main à Sainte-Hélène seraient selon Édouard Driault, un formidable pastiche d’abord attribué à un certain Lullin de Châteauvieux, composé en fait par un cercle littéraire sous la conduite de Madame de Staël, alors en Suisse. Quant à La Mort de Napoléon, présenté comme la traduction d’un dithyrambe de Lord Byron et d’une notice de Thomas Moore, il s’agirait en réalité de deux pastiches composés par Jacques Collin de Plancy. Quoiqu’il en soit, l’esprit de l'œuvre porte une voix non négligeable, celle de contemporains marqués, presqu’hantés, par le paysage politique d’alors : “L'homme du siècle est tombé, et l'Europe voit d'un cœur froid la chute du colosse qui fit trembler le monde.”

La confession d'un enfant du siècle
La confession d'un enfant...
Souvenirs d'un vieux grognard
Souvenirs d'un vieux...