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Poésie de printemps

Le printemps des poètes permet, depuis plus de vingt ans, de valoriser le travail de poètes contemporains comme de découvrir ceux d’époques antérieures. C’est dans ce but qu’Alfred Croiset publie La poésie de Pindare et les lois du lyrisme grec en 1895 : « Quoique la tragédie attique soit bien différente du drame moderne, elle est comme traversée d’un large souffle d’éloquence et de passion dont tous les siècles se sont sentis émus. [...] Le lyrisme grec, à son tour, est une création complexe, dont les lois sont l’effet d’une foule de causes, les unes purement techniques et intrinsèques, pour ainsi dire, les autres plutôt morales ou historiques, et extérieures au lyrisme lui-même. Pour comprendre et goûter cet art, il est nécessaire d’avoir présentes à l’esprit les causes qui l’ont créé. ».

L’influence de l’Antiquité sur la poésie française de la Renaissance est perceptible, comme l’explique George Meunier : « Quelque influence que les écrivains de l’antiquité eussent exercée en Italie au moyen âge et pendant le XIVe siècle, la beauté antique s’y était surtout révélée aux esprits à travers les oeuvres des Latins, dont on connaissait les poètes, les historiens et les orateurs les plus célèbres ; quant aux Grecs, Aristote, Plutarque et quelques autres, on s’en inspirait surtout dans des traductions ; on n’entrevoyait Homère qu’à travers Virgile, Pindare qu’à travers Horace, Platon et Démosthène qu’à travers Cicéron. [...] La France toutefois ne sacrifia pas son originalité ; car, en recevant les éléments de la Renaissance italienne, elle les modifia, les transforma, les adapta à son propre génie. ». À l’époque où ces deux auteurs prennent la plume pour parler de poésies de temps passé, des passionnés écrivent leurs propres recueils : davantage connu pour ses photographies de personnalités de son époque, Etienne Carjat est également poète en dilettante. Ses vers attirent d’ailleurs les compliments de Victor Hugo : « Vos deux strophes, mon cher Carjat, me touchent vivement. Elles sont belles, ceci est pour moi tout le monde, et elles sont bonnes, ceci est pour moi. Beauté et bonté, ce sera le double caractère de votre livre. Je vous envoie tous mes voeux de succès, et je me sens d’avance heureux de vous féliciter et de vous applaudir. Croyez à ma profonde cordialité ».

La Poésie de la Renaissance (Marot, Ronsard, Du Bellay, d'Aubigné, Régnier),(Éd.1896)
La Poésie de la Renaissance (...
Artiste et citoyen : poésies (Éd.1883)
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